Bach & Bacchus : musiques et vins pour la méditation.

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Elsa et Georges en répétition à 19:00

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Elsa Fortin

Toccata....

Toccata....

Maîtresses bouteilles...

Maîtresses bouteilles...

Arnaude de la Bardonnie (de dos) aux côtés de Georges Lepré

Arnaud de la Bardonnie aux côtés de Georges Lepré

Arnaud Simon, notre homme des bons mots figurant sur nos programmes, ici au service de la divine bouteille.

Arnaud Simon, notre homme des bons mots figurant sur nos programmes, ici au service de la divine bouteille.

Première date de l’année et peux-être à notre avis la meilleure depuis le démarrage du club. Certainement la plus dense en émotions. Nous remercions aux côtés d’Elsa et Georges : Marjolaine Cambon qui nous a délivré ce 11 février de si belles notes à la viole de gambe, Arnaud de la Bardonnie de la maison Cuvelier et François Audouze, Président de l’Académie des vins anciens dont voici un résumé d’un très joli commentaire qu’il nous envoie :

« … J’arrive en un rez-de-jardin privé où une salle haute de plafond accueille une bonne cinquantaine de personnes de toutes générations. Les physionomies sont celles de mélomanes que l’on peut croiser au grand foyer de l’Opéra Garnier. Ici c’est à la bonne franquette, puisque nous dînerons de tranches de pains que l’on peut couvrir de fine viande des Grisons, d’aiguillettes de canard fumé et de fromages. Le repas se conclura sur des cannelés. On comprend que l’intérêt est ailleurs. Il est évidemment à la musique car l’animatrice est Elsa Fortin, professeur de piano au Conservatoire qui interprétera plus d’une dizaine de pièces de Jean-Sébastien Bach ou de ses enfants, écrites pour le piano ou transcrites pour le piano, notamment par Liszt. Un intermède tout-à-fait étonnant sera offert par une autre jeune femme, Marjolaine Cambon, professeur du Conservatoire qui jouera quelques morceaux traduits pour sa viole de Gambe. La fraîcheur des interprétations crée une atmosphère de communion.J’apprends que Georges Lepré a fait le Conservatoire de musique ce qui revêt de l’importance, car il explique, mieux que quiconque, le lien entre la musique et les vins que nous buvons.Le premier est un Château Le Crock 2004. Assez strict, rêche, d’une structure rigide laissant assez peu de place au badinage, il est plaisant parce que sa définition est précise, mais il ne pousse pas à la rêverie. Le Château Moulin Riche 2006 qui est un second vin de Léoville-Poyferré a beaucoup plus de charme. Il batifole volontiers et donne du plaisir à boire. S’il manque de coffre et de longueur, il n’en est pas moins agréable. Le vin qui est au cœur de la dégustation, c’est le Château Léoville-Poyferré 2004 qui est remarquablement fait par Michel Rolland, le « flying winemaker » connu de la terre entière du vin. On glose beaucoup sur le style Michel Rolland, mais je suis très satisfait de ce vin. Il se trouve que j’ai bu le millésime 1943 il y a peu de temps et je trouve une similitude frappante en ce qui concerne la délicatesse et le velouté. On est à plein dans le style Léoville-Poyferré, ce qui est à l’honneur de Michel dont les mauvaises langues, souvent jalouses, disent qu’il fait le même vin partout.Pendant que nous buvons et grignotons, chacun cherche le lien qui existe entre la musique et les vins. Et bien sûr, chacun réagit en fonction de son histoire, de son vécu et de sa perception de la musique et du vin. Cela fait tellement de paramètres que l’émotion est totalement personnelle, sans que l’on puisse imaginer que deux personnes puissent ressentir la même chose. Et je me suis mis à imaginer le vin que je mettrais sur chacun des morceaux que nous avons écoutés. L’un des morceaux, le premier, prélude et fugue en do mineur allait vraiment avec Le Crock 2004, de même que le premier morceau qui accueillait le Léoville-Poyferré, une chaconne en ré mineur lui collait avec exactitude. Mais Bach est multiforme aussi ai-je pu imaginer un vin de Loire sur un prélude pour orgue, un sauternes sur un Vivace d’un fils de Bach, un Montrachet sur l’andante du concerto italien en ré mineur cependant que l’étrangeté du son de la viole de Gambe m’a irrésistiblement fait penser aux vins du Jura, aux mêmes ésotérismes. Georges eut la gentillesse de me passer la parole pour que j’évoque les vins anciens. L’intérêt d’un public de mélomanes, c’est qu’ils ont une ouverture d’esprit et une écoute admirables.Mêler, comme nous le fîmes ce soir, l’émotion de la musique et l’émotion du vin est un plaisir d’esthète. »

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